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- Que sont-ils devenus ? - Olivier Murat

Voilà six mois qu’Olivier Murat, ancien apprenti au CFA des Métiers de Boulazac a créé son entreprise au Fleix. Encore un bel exemple de réussite d’un jeune qui n’aimait pas l’école, et qui est devenu chef d’entreprise. Après une expérience chez plusieurs professionnels, il a décidé de franchir le pas. Son arrivée au Fleix, dont la boucherie était fermée depuis plus d’un an a été très appréciée des habitants qui y ont désormais pris leurs habitudes.
 
C’est à la suite de plusieurs stages effectués au collège, qu’Olivier décide de s’engager dans la boucheriecharcuterie suivant le conseil avisé de sa maman « Tu fais bien l’andouille ! » car Olivier aime bien faire la fête et s’amuser ;-) 
 
J’espère devenir le même patron qu’était mon premier maître d’apprentissage M. Chevrier, car il m’a donné envie. Il partageait tout ce qu’il savait faire mais aussi les bons côtés du métier, la décoration, la valorisation des produits. Il était exigeant mais aussi reconnaissant. Ce que j’aimais surtout, c’est qu’il disait quand ça n’allait pas mais aussi quand ce que je faisais était bien. C’est très important. J’essaie de le faire aujourd’hui car ça donne vraiment envie.
 
Olivier effectue son CAP charcuterie dans une autre entreprise. Même s’il se plait beaucoup chez M Chevrier, il sait qu’il est important de voir d’autres techniques, d’autres méthodes de travail et suit ainsi les conseils de son professeur de pratique Christian Queyroi. Il part donc à Ste Foy la Grande.
J’ai beaucoup appris car ils faisaient tout eux-mêmes et c’était vraiment bien.
Il enchaîne le BP boucher chez M Laguillon à Mussidan. Il m’a appris à savoir servir la clientèle, ce que l’on fait rarement en CAP ; j’ai donc fait beaucoup de vente-conseil, de montage de vitrines. J’avais des responsabilités c’était chouette. Ça a été deux années dures mais belles.
 
La période qui suit permet à Olivier d’acquérir une expérience supplémentaire. Il reste quelques temps chez son employeur, puis a l’opportunité de travailler chez Biocoop. J’ai pu y trouver une clientèle plus exigeante en termes de provenance notamment. Il enchaîne d’autres contrats facilement Le syndicat des bouchers m’a bien aidé et je n’ai jamais eu de problème à trouver du travail et finit par revenir aux origines chez M Laguillon où il se pose durant trois ans.
 
En passant par Le Fleix pour aller à l’entraînement de rugby, il aperçoit un panneau de location d’une
boucherie. Olivier croit aux signes et il se trouve que la personne à contacter porte le même nom que lui. Il réfléchit et se dit que cela pourrait être bien. Je commence à cogiter et j’en parle à M. Laguillon qui accepte de m’accompagner pour visiter le local et le matériel. Il me dit alors de ne pas hésiter et de foncer.
C’est ainsi qu’Olivier s’occupe rapidement des formalités et ouvre le 8 août.
La boucherie étant restée fermée plus d’un an, j’ai été très bien accueilli. Les clients étaient contents et nous souhaitaient la bienvenue. J’avoue que j’étais soulagé car on appréhende toujours un peu au début quand on n’est pas originaire du coin. Nous avons toutes les générations et qu’il s’agisse de jeunes ou de moins jeunes, ils sont tous contents de goûter nos nouvelles recettes. Par exemple, nous proposons des gammes de saucisses différentes toutes les semaines. Nous travaillons sur le visuel et le gustatif. Et visiblement ça plait bien.
 
Il a aussi été nécessaire d’embaucher. Question vente, c’est Laure Deygnaud son amie qui s’en charge.  Alexandre Barut est apprenti en BP charcutier traiteur. Ancien copain de rugby, Olivier l’a recruté sans hésitation même s’il appréhendait un peu au début les relations du fait de leur amitié sportive. Je savais comment il travaillait, j’avais confiance en lui, mais je ne savais pas comment ça allait se passer du terrain de rugby où nous étions copains, au labo où il serait mon apprenti. Finalement, tout se passe bien car Alexandre sait faire la part des choses.
 
Voilà six mois qu’Olivier a ouvert sa boucherie-charcuterie. S’il n’a pas encore le bilan comptable, il est toutefois satisfait du résultat et d’une clientèle sympathique et fidèle. Un seul voeu, que ça dure ;-) 
 
Si Olivier avait un conseil à donner à des jeunes voulant s’engager dans la même filière professionnelle que lui : C’est un métier intéressant et diversifié, dur physiquement, dans lequel il faut bosser sérieusement ; ça paye après et on est content. Il faut être bien accompagné et c’est pourquoi je veux remercier tous mes profs au CFA dont je garde un très bon souvenir.
 
 
C.Ribeyreix
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