CFA DES METIERS Dordogne
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- QUE SONT-ILS DEVENUS ? - L’entreprise ETS BERNARD, tel père, tel fils

Aurélien Bernard a fait son apprentissage au CFA des Métiers il y a 20 ans.Il intègre l’entreprise familiale en 2002 et durant plusieurs années, il occupera tous les postes, gravissant petit à petit les échelons. Loin d’être le fils qui arrive en terrain conquis pour reprendre l’entreprise, Aurélien a été à la meilleure école qui soit, celle de l’apprentissage, de l’humilité, de la prise progressive de responsabilités et de la maîtrise de tous les niveaux de postes de l’établissement qu’il gère aujourd’hui.

Aurélien Bernard a fait son apprentissage au CFA des Métiers il y a vingt  ans. De 1997  à 2001,  il a préparé  le BEP  ainsi que le Brevet   Professionnel   et  se   souvient   d’avoir   très   rapidement basculé dans le monde des adultes.

En apprentissage au CFA, on se sent vite responsable. Les formateurs sont proches de nous et sont très humains. On est rapidement   considéré   comme   un   adulte   et   plus   comme   un collégien. Il se souvient très précisément de ses professeurs. Mrs. Pétain, Lescure, Kuntz, Pein, Soler ainsi que Mme Lafaye (malheureusement décédée depuis) prof extraordinaire adorée de ses  élèves.  Des  liens  tissés  au  fil  des  années  perdurent  aujourd’hui  et  lorsque  j’ai  des  contacts, notamment avec Éric Pétain au sujet d’un apprenti, on est très ouvert, on ne se cache rien. Logan, notre dernière recrue en CAP 1ère  année, vient d’effectuer sa première semaine de CFA et a tout de suite ressenti cette responsabilité  et ce côté adulte. Ce que j’ai apprécié   le plus je pense, c’est le contact humain de mes profs, le fait de me sentir entouré, respecté. C’est une autre école.

D’un commun accord avec son père, Aurélien réalise son apprentissage dans une autre entreprise, Basp’Élec. Il y fait ses classes et se souvient de quatre belles années avec des chantiers davantage axés sur le tertiaire, sur des sites comme Fromarsac ou Eurovia. Il intègre l’entreprise familiale en 2002 et durant plusieurs années, il occupera tous les postes, gravissant petit à petit les échelons.

Je suis rentré en tant qu’ouvrier et j’ai progressivement commencé à gérer de petites équipes, puis j’ai tourné avec des chefs d’équipe pour voir des chantiers plus importants. Mon père a eu des problèmes de santé et j’ai dû reprendre le cap plus rapidement que prévu.

En 2007, il prendra la direction des ETS Bernard, conservant le même effectif soit onze personnes.
Et notamment Jean-Noël Caramigeas, le premier apprenti de son père et de son oncle, embauché il y a quarante ans, toujours dans l’entreprise en 2017.  C’est comme un oncle pour moi, quelqu’un de ma famille. Quand j’étais gamin, il m’amenait à l’école. Nous sommes dans une entreprise avec une forte fibre familiale.

Loin  d’être  le  fils  qui  arrive  en  terrain  conquis  pour  reprendre  l’entreprise,  Aurélien a  été  à  la meilleure   école   qui   soit,   celle   de  l’apprentissage,   de  l’humilité,  de  la  prise   progressive   de responsabilités et de la maîtrise de tous les niveaux de postes de l’établissement qu’il gère aujourd’hui.

Grâce à cela, je sais précisément quel ouvrier je dois envoyer sur tel chantier. Si c’est une tâche compliquée, ou ingrate, je sais de quoi il s’agit puisque j’y suis déjà passé moi-même.

Dix  ans  plus  tard,  les  Ets  Bernard  continuent  de  progresser  mais  ils  conservent  leur  
ADN.  Une structure à taille humaine, où l’on se respecte et où l’on s’écoute. L’entreprise Bernard Frères a été créée en  1976  par  Christian  et  Jacky Bernard.  Depuis  quarante  et  un  ans, cette  entreprise  a  fait  de l’apprentissage une de ses forces et a formé  pas  moins  de  cinquante apprentis.  Le premier  d’entre  eux, Jean-Noël  Caramigeas,  alias  Kiki, est toujours salarié de l’entreprise.

Aujourd’hui, on évolue un petit peu plus tous les ans, tout en conservant une configuration
familiale. L’effectif reste stable, sept ouvriers, deux apprentis, Marie-Claire qui officie à la comptabilité et à l’administratif depuis 21 ans et moi-même. Il y a très peu de turn over parce que l’on est vigilant et à l’écoute de nos équipes.


Une  vraie  philosophie  héritée  de  son  père  anime  Aurélien,  qui  la  perpétue  en  privilégiant  les engagements donnés, le respect du client, qu’il commande un gros ou un plus petit chantier, et en ne comptant pas son temps.

Mon père ne m’a jamais rien imposé mais il m’a donné des conseils et a toujours favorisé le dialogue, ce que je continue de faire aujourd’hui. Même si nous avons peut-être un peu moins de temps, nous continuons de maintenir des moments conviviaux, comme l’apéro du vendredi, les casse-croutes ; cela permet de souder l’équipe. Sans oublier la confiance que nous plaçons dans nos salariés, qui nous permet de leur laisser de l’autonomie, de la liberté, ce qui est très important.

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L’entreprise Bernard Frères a été créée en 1976 par Christian et Jacky Bernard.

Depuis quarante et un ans, cette entreprise a fait de l’apprentissage une de ses forces et a
formé pas moins de cinquante apprentis. Le premier d’entre eux, Jean-Noël Caramigeas, alias Kiki, est toujours salarié de l’entreprise.

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Christine Ribeyreix
 

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