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- PORTRAIT D'APPRENTI - Dylan Colin, un boucher qui défend son bifteck

 

A 18 ans, Dylan est apprenti en BP 1ère année boucherie au CFA des Métiers de Boulazac. Il se consacre exclusivement à son activité professionnelle avec beaucoup de passion, de reflexion et de projets !
 


Influencé par sa grand-mère, Dylan Colin après un stage en entreprise, découvre et se passionne
instantanément pour le métier de boucher. A 18 ans, il est apprenti en BP 1ère année et se consacre exclusivement à son activité professionnelle. J’aime toutes les étapes de mon métier, le fait de partir de la carcasse entière en passant par la découpe, pour finir par le décor de la vitrine et la mise en vente. Nous avons un vrai savoir-faire en France, comparé à d’autres pays. Nous sommes les seuls grâce aux techniques de désossage notamment, aux points de coupe, à optimiser la découpe d’un animal.

C’est pourtant un métier difficile, physique qui requiert de nombreuses qualités. Il ne faut pas être feignant et frileux. Nous sommes toute la journée debout dans le froid. J’ajouterais qu’il faut être motivé aussi, car en période de rush comme à Noël, les horaires sont extensibles et la vie de famille en prend un coup.

C’est également un métier qui peine à se féminiser. C’est pourtant de mon point de vue mieux quand il y a des femmes. Elles sont plus minutieuses, plus fines et possèdent des compétences que les hommes n’ont pas forcément. En outre, je trouve qu’une présence féminine change l’image du boucher et en redore le blason.

L’actualité foisonne d’actions médiatisées notamment par l’association L214, visant à dénoncer les pratiques dans les abattoirs et de plus en plus de personnes sensibilisées à la souffrance animale renoncent à manger de la viande. Qu’en pense un professionnel comme Dylan ? Je pense bien sûr qu’il faut continuer d’en manger, mais en privilégiant le choix d’une meilleure qualité. En faisant le calcul suivant : ne vaut-il pas mieux consommer 3 pièces à 6 € chacune, que 6 pièces pour 18€ ? Quant à la souffrance animale dans les abattoirs, j’y suis bien évidemment très sensible et je pense que l’expérience d’Hugo Desnoyer est à cet égard intéressante. Il a imposé une série de mesures pour éviter tout stress aux animaux, comme la diffusion de musique classique. L’abattage doit également être bien fait en évitant la souffrance lors de l’étourdissement.

Quelques abattoirs s’y sont mis même si ce ne sont pas les plus nombreux mais il est certain que la pression des « consom’acteurs » que nous sommes pourra à terme faire changer les choses. Des professionnels comme Dylan peuvent également par leur action, leurs conseils, leur professionnalisme faire évoluer les pratiques. La qualité de la viande, gage d’une bonne santé, ne peut qu’y gagner.

Quant aux projets, Dylan n’en manque pas. Après avoir disputé les MAF en 2017, y consacrant tous ses week-ends et son temps libre, il a déjà son plan de carrière bien en tête. Après mon BP, je veux préparer un CAP Charcutier, puis un Brevet de Maîtrise en boucherie. Cela me permettra de m’installer à moyen terme ou peut-être de devenir enseignant, car j’aimerais transmettre ma passion à d’autres jeunes. Côté concours, j’envisage de disputer les Olympiades des Métiers. Le challenge qui me tient le plus à coeur c’est le MOF.


Une compétition pour laquelle il lui faudra attendre encore cinq ans puisqu’il faut être âgé de 23 ans. En attendant, il ne manquera assurément pas d’occupations !


Christine Ribeyreix
 

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